ANATOLIA CULTURA TRAVEL
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Art Byzantin en Cappadoce
Eglises byzantines de Cappadoce


L’Anatolie fut le premier grand foyer du Christianisme. C’est ici que les premiers disciples de saint Pierre furent appelés «chrétiens ». La pensée religieuse a toujours été très intense en Anatolie carrefour du monde grec et de l’Orient.  
La péninsule fut évangélisée dès le premier siècle grâce à la prédication de saint Paul, saint Barnabé, saint Silas, et saint Timothée. Au second siècle existaient déjà deux évêchés : Césarée et Mélitène. 
Et la Cappadoce fut Christianisée... saint Basile, évêque de Césarée, combattit farouchement l’Arianisme et restaura la Liturgie, puis fonda hospices, asiles, hôtelleries...  Son frère Grégoire, évêque de Nysse fut un grand théologien mystique. Leur ami intime Grégoire de Naziance fut l’évêque de Constantinople et se donna à la poésie Mystique. Saint Jean Chrysotome, exilé en Cappadoce fut le plus grand prédicateur de son temps. 
La Cappadoce fut donc un important foyer du christianisme et la vie monastique y connut très tôt une grande expansion. 

Les violentes éruptions des volcans Erciyes (3916 m) et Hasan (3268 m), il y a trois millions d'années, couvrant le plateau environnant de laves et de cendres volcaniques sont à l'origine du plus insolite paysage de la terre. Subissant l'érosion du vent et de l'eau, le sol de ce plateau s'est déchiqueté et s'est hérissé, par endroits, d'aiguilles monumentales, de "cheminées de fées" couronnées bizarrement de pierres plates, de cônes aux formes tourmentées venant parfaire le plus ahurissant décor surréaliste que puisse concevoir l'imagination des sculpteurs les plus délirants. À d'autres endroits, il est entaillé de vallons, creusé de canyons au fond desquels serpente un cours d'eau, donnant naissance à un paysage lunaire.
 La Cappadoce n'est pas seulement un prodige de la Nature. L'homme a vécu là : les pyramides et les falaises sont criblées d'ouvertures donnant accès à des habitations troglodytiques, des églises rupestres, des monastères et des villes souterraines creusées à la période paléo-chrétienne.
 Dans ce circuit, nous vous offrons de découvrir un fantasme de la nature et quasiment une autre planète, qu'aucune description ne peut rendre justice : il faut s’imprégner de son atmosphère, de ses couleurs et de sa luminosité pour s'en rendre compte. Un voyage dans une autre dimension...

Jour 1: Kayseri > Nigde

Accueil par notre équipe d'Anatolia Cultura Travel à l'aéroport de Kayseri, dominé par le majestueux mont Argée (Erciyes) culimant à 3916 m d'altitude et transfert ( 2 h ) à Nigde, petite ville d'Anatolie Centrale entre les chaînes de montagne du Taurus et de Melendiz. Conquise par l'armée Seldjoukides, elle fut embellie de mosquées et de mausolées.

Kayseri, ancienne capitale de la Cappadoce, est aujourd'hui une ville moderne, centre industriel et commerciale de l'Anatolie. Et à l’époque romaine la ville fut rebaptisée Césarée et devint la capitale de la province romaine de Cappadoce. Avec l’avènement du christianisme elle devint un important foyer et le siège d’un évêché. Saint Basile y naquit au milieu du 4ème siècle et incita les chrétiens de Cappadoce à s’organiser en petites communautés agricoles, sur le modèle de la vie monastique. 


Installation à l'hôtel pour la nuit.


Jour 2: Tyana; Musée de Nigde > Monastère de Gümüsler > Kizil kilise > Güzelyurt.

Nous consacrons la journée  la visite des monuments important de la ville de Nigde avant de partir pour Güzelyurt.

Tyana est une cité antique,  d'abord la capitale d'un royaume hittite au IIe millénaire av. J.-C., elle fut ensuite une cité-état grecque, et abrita une importante communauté paléo-chrétienne. Ses ruines sont situées à Kemerhisar: on y voit les restes d'un aqueduc romain en ville, des catacombes et des grottes sépulcrales. 
Durant l'Antiquité, la ville occupait une position stratégique sur la route de Syrie qui passait par les Portes de Cilicie. En 371, l'empereur Valens créa une seconde province en Cappadoce, la Cappadocia Secunda, et érigea Tyane en métropole de la nouvelle province. Cette érection provoqua une violente dispute entre l'évêque de Tyane, Anthime, et saint Basile de Césarée, chacun voulant avoir le plus grand nombre possible d'évêchés suffragants.
Bien qu'aujourd'hui ruinée, elle est toujours le siège titulaire d'un archevêché catholique. 

Le musée de Niğde, grâce à ses trois grandes salles d’exposition, est l’un des plus importants musées d’Anatolie centrale. Avant d’entrer au musée, les visiteurs sont accueillis par « le Dieu des Tempêtes », c’est-à-dire par « le Relief de la Bifurcation », fait en basalte, et appartenant à l’ancienne époque hittite. Cette oeuvre est l’une des plus importantes oeuvres des 8ème et 7ème siècles av. J.C., appartenant à « la Royauté Nahita » faisant partie de l’un des états de l’ancienne époque hittite, qui était à cette époque souveraine dans l’Anatolie centrale. 

La Salle des Oeuvres Ethnographiques présente les collections provenant de biens mobiles culturels, relatifs aux arts et à la religion, y compris les outils et les accessoires de la structure humaine, reflétant la vie sociale du peuple.

La Salles des Civilisations d’Asie Mineure présente des objet archéologiques trouvés suite aux fouilles, mettant en évidence l'occupation de la région remontant jusqu'au néolithique. 

La salles des Oeuvres classiques présente les oeuvres importantes des époques hellénistique et romaine ainsi que la momie d'une prêtresse provenant de l'église Yilanli de la vallée d'Ihlara.

Le monastère rupestre de Gümüşler célèbre pour la représentation de la Vierge et de l’enfant flanquée des archanges Michel et Gabriel. L’église est très impressionnante avec ses 4 énormes colonnes supportant une colonne. Au niveau des peintures murales vous reconnaîtrez l’Annonciation, la nativité, le Christ Pantocrator etc.

Nous passerons enfin par la Kizil Kilise « l’église Rouge », une petite église des VIe, VIIe siècles caractéristique de l’art chrétien orientalisé, connu de l’Espagne wisigothique à la Transcaucasie.

Arrivée à Güzelyurt; l’ancienne Karbala, près de laquelle Grégoire de Naziance naquit vers 330.

Installation en hôtel pour la nuit.


Jour 3: Vallée d'Ihlara > Derinkuyu > Göreme

Nous pénétrons ensuite dans la vallée d’Ihlara ou de péristrema en grec,  un musée en plein air qui s’étend au fond d’un canyon de 14 km. Rien ne permet d’en soupçonner l’existence avant d’y arriver. Elle possède une centaine d’églises dont l’exploration inachevée rend la datation imprécise. On estime que la vallée comptait 4500 habitations troglodytiques et une population de plusieurs dizaine de milliers d’habitants. Elle aurait été peuplée à partir du VIe siècle par des sujets byzantins fuyant la Syrie, la Mésopotamie et la Palestine envahies par les Arabes. Ici s’est constitué une tradition locale qui a simultanément pratiqué le culte de la croix et celle des images. Les fresques rappellent les mosaïques romaines et l’art de la renaissance macédonienne. Les peintures conservées sont en majorité des 11e et 13e siècles et les premières églises sont du 6e. 
Nous y visitons en particulier les églises suivantes : agaçalti, aux serpents, et sunbullu qui conservent des fresques représentant les diverses étapes de la vie du Christ : l’Annonciation, la Visitation, la pesée des âmes, saint Daniel et les lions, les rois mages, la dormition, l’assomption, la cène etc.

Notre véhicule nous conduit vers Derinkuyu où nous visitons la ville souterraine creusée sur une profondeur de 57 m. autrefois utilisée par les indigènes dans le but de se protéger des envahisseurs. Vous y découvrirez étables, réfectoires, morgue, cuisine, dépôts, pressoir à raisin, église, enfin tout ce qu’il fallait pour tenir sous terre durant les sièges...

Nous poursuivons jusqu'en Cappadoce pour la nuit en hôtel.


Jour 4: Çavusin > Passabaglar > Zelve > église saint Jean de Gülsehir > Göreme

Nous commençons ce matin notre visite dans le village de Çavusin, qui fut un centre important du Christianisme dès le IIIe siècle. Ce petit village construit autour de deux massifs rocheux criblés d’ouvertures d‘anciennes maisons troglodytiques fut au Ve siècle un grand centre de pèlerinage consacré à Saint Jean Baptiste comme en témoigne aujourd’hui la vaste basilique qui lui est consacrée. Sur un des murs vous pourrez reconnaître une fresque représentant la danse de la Princesse Salomé et la tête de St Jean Baptiste sur un plateau d’argent.

Nous visitons ensuite du grand pigeonnier. Une très belle église avec de très belles fresques dont la riche iconographie exalte les victoires de l’empereur Nicéphore Phocas (963-969) .

Nous continuons ensuite vers la vallée de Pasabaglari aussi connue sous le nom de la vallée des moines. Ici, vous découvrirez les plus typiques demoiselles coiffées et sans doute les plus belles de toute la Cappadoce: tandis que certaines ont perdu leur chapeau, d'autres en possèdent encore plusieurs; tandis que certaines sont à la fin de leur vie, d'autres sont en train de se former... Ces cheminées de fée servirent de lieu d’ermitage pour Siméon digne émule du grand Siméon Stylite d’Alep. Les murs de cet oratoire perché conservent quelques peintures…

Après le repas du midi, nous nous consacrons à la visite du musée en plein air de Zelve. Il s’agit d’un ancien village entièrement rupestre, au confluent de deux vallées. C’est en 1952 que le gouvernement décida d’en déplacer la population et de transformer le village en musée. Même si elles sont mal conservées, les églises au cerf et au poisson témoignent de l’importance du village vis à vis du christianisme dès les premiers siècles de notre ère.

Nous partons pour découvrir l’église Saint-Jean à Gülşehir. Récemment restaurée et joliement éclairée, cette église offre une représentation particulièrement imaginative du Jugement Dernier.

En fin d’après-midi, nous vous proposerons de découvrir l’artisanat de la Cappadoce. En effet, celle-ci est considérée comme le centre des tapis et kilims aux milles motifs. D’autre part, la ville d’Avanos est connue pour la production de poterie depuis la période hittite, dû à la présence du fleuve rouge (kızılırmak) qui apporte l’argile rouge jusqu’au village.

Nuit à l'hôtel.


Jour 5: Musée de Göreme > églises de El nazar et Sakli > Monastère de Hallaç > Göreme

Dans la matinée après le petit déjeuner nous visitons le musée en plein air de Göreme :
La région de Göreme était déjà habitée dans des temps très anciens, et à une époque plus récente elle fut occupée par des chrétiens, qui sous la poussée des agressions musulmanes se déplacèrent vers cette contré pour s’y cacher profitant de son aspect géologique particulier. Les chrétiens et les communautés de moines firent de cet endroit un lieu de refuge et de retraite, s’établissant à l’intérieur des cônes de tuf, pour ne pas être repérés et pouvoir se défendre plus facilement. 
Aujourd’hui, ce lieu transformé en musée de plein air, présente un ensemble monastique digne d’intérêt et est conservé sous la protection de l’Unesco. Ce patrimoine mondial exhibe des monastères, couvents, habitations troglodytiques complexes et surtout des églises dont les parois sont tapissées de fresques excellemment conservées, montrant la vie du Christ pratiquement à toutes les étapes de sa vie : Annonciation, Nativité, Miracles, crucifixion etc.

En sortant du musée nous découvrons également avant le repas du midi l’ « église Cachée »  et  « l’église du Regard », dans un site exceptionnel rarement fréquenté par les touristes, conservant, creusées dans le roc, leurs fresques byzantines.

Nous poursuivons cette journée avec la visite du monastère rupestre de Hallaç, probablement abandonné au moment de l’arrivée des Turcs seldjoukides, vers la fin du XIe siècle.

La journée se terminera avec la visite de l’église Durmus Kadir, l’une des plus anciennes églises rupestres de la région. Son architecture rappelle celle des églises syriennes de la même époque et possède un exceptionnel mobilier liturgique en pierre.


Nuit à l'hôtel.


Jour 6: Eglise de Pancarlik > Mustafapasa > Monastère de Keslik > églises de Soganli > Göreme

Un petit transfert nous permet d’arriver dans la vallée de Pancarlik où se trouve un vaste complexe monastique. Dans un cône isolé a été creusée une vaste église basilicale, l’église de Pancarlik ( église de Saint Théodore). Si l’église semble avoir été excavée au 6e siècle, le décor iconographique date du 9e - 10e siècle. Ici une grande importance a été donnée à la vie publique du Christ.

Ensuite nous poursuivons notre visite avec les églises du village de Mustafapasa. Mustafapasa est un bourg qui fut habité par des Chrétiens orthodoxes grecs jusqu’en 1923, date à laquelle fut signé le traité de Lausanne qui prévoyait un échange de population entre les deux pays limitrophes. En partant, les Grecs y ont laissé de très beaux monuments, parmi lesquels des maisons aux façades décorées de frises. Il y a dans les environs du village de nombreuses églises que nous visiterons : l’église Haighos Vasilios, la vallée des monastères, l’église de Saint Basile etc...

Plus loin le monastère des archanges ( Keslik ) est situé dans une véritable petite oasis de verdure. Cet ensemble monastique important, occupé jusqu’au début du XXe siècle, conserve des fresques d’un grand intérêt, dont certaines datent de la période pré-iconoclaste.

A une heure de route ,  la vallée de Soganli, est un lieu un peu à l’écart des grands axes, les moines et ermites y ont laissé de nombreuses églises et chapelles décorées, comme l’église Kubbeli avec ses deux niveaux entièrement sculptés dans le tuf, couronnée d’une coupole taillée au début du Xe siècle et des peintures du XIe siècle du meilleur art byzantin de la période.

Nuit à l'hôtel.

Jour 7: Eglises de la vallée rouge > 

Si vous le désirez voilà pour vous l'occasion d'un survol de la Cappadoce en montgolfière (facultatif). De là haut c'est un monde totalement différent et indescriptible que vous découvrirez. 

Nous nous consacrons à découvrir les belles formations de la vallée de Gulludere avec ses églises rupestres, vallée rose et rouge. Au pied de l’énorme plateau de Bozdag qui domine le centre de la Cappadoce, c’est certainement le plus bel ensemble de vallons de la région. Les tons de rouge y prédominent, éclairés de coulées blanches, ponctués de tâches soufrées. Sur des centaines de mètres d’épaisseur, l’érosion a  fouillé ces strates plus ou moins tendres dans leurs replis, créant des successions de paysages vraiment irréels alliant la perfection du détail à l’harmonie des couleurs, la douceur des formes au gigantisme du relief, opposant la luxuriance des verts des jardinets aux superbes tons pastels de la roche. 
En chemin, visite de plusieurs chapelles bien intégrées dans le paysage : « l’église du stylite Nicétas », « l’église à la Croix », « l’église aux trois Croix », « l’église saint Jean de Gülllüdere » dont les peintures éclatantes constituent le meilleur exemple d’un art oriental du haut Moyen Age. 

Nuit  l'hôtel.

Jour 8: Retour 

Petit déjeuner; Transfert à l'aéroport de Kayseri pour le vol du retour.